Cueillir et distiller

POURQUOI UNE TELLE DEMARCHE?


 L'heure est venue de réconcilier deux approches différentes de la médecine.


La médecine conventionnelle dite allopathique utilise le médicament pour traiter une pathologie alors que l'aromathérapie utilise les huiles essentielles.       Pourtant, elles ont toutes les deux le même fondement; la plante,! 

Là où  l'allopathie isole une principe actif de la plante pour le synthétiser et produire un médicament, l'aromathérapie utilise le totum du végétal c'est à dire l'ensemble de ses principes actifs ( composés biochimiques)

.Quand on distille une plante pour faire de l'huile essentielle toutes les molécules aromatiques et médicinales se retrouvent dans le produit fini. Cette démarche se retrouve ensuite dans la manière dont on envisage la maladie et le moyen de la guérir. D'un côté, comme on a isolé un principe actif de la plante on va traiter la maladie de manière locale alors qu'avec l'aromathérapie on va traiter la pathologie de manière globale.Si le médicament n'agit que sur le corps, l'huile essentielle quand à elle agit aussi sur les émotions et sur la psyché.



La médecine classique est sans conteste performante mais il est bien des cas où l'aromathérapie a fait ses preuves. A titre d'exemple, dans le lot, un hôpital pilote a mis en place un programme de diffusion d'huiles essentielles dans les chambres des patients pour essayer de réduire le pourcentage d'infections neusocomiales. Résultat, au bout d'un an, l'utilisation d'antibiotiques prescrits aux patients pour lutter contre ces infections a réduit de moitié.Les patients ont donc pu réduire leur consommation de médicaments et minimiser les effets secondaires que ceux ci entrainent.

Ce cas de figure est très positif car il témoigne d'une alliance possible entre  médecine institutionnalisée et médecine alternative le but étant d'unir les deux pour plus de vie..

                                                                                                                                                                     


Ce qui est fascinant avec l'aromathérapie c'est qu'elle nous plonge dans une épaisseur de
temps plus intense.Utiliser une huile essentielle sensibilise aux plantes.Les plantes sont régies par le
cycle des saisons.Chaque saison saison donne naissance à un type spécifique de plante.Les principes actifs d'une plante sont aussi régis par ce cycle.Au printemps, c'est la montée de sève dans la tige et dans les feuilles. En été, l'essence se concentre dans les fleurs puis dans les fruits et dans les graines. En automne, l'essence arrivée jusqu'au sommet de la plante redescend vers les racines. En hiver, la plante se repose.
Connaître ce rythme donne la possibilité de vivre dans le temps, de trouver sa place dans le monde et d'être plus à l'écoute de soi et de ses propres saisons.






Mais si je distille c'est aussi pour perpétuer tout un savoir populaire et pour militer en faveur de la sauvegarde de notre patrimoine botanique et médicinal.



Nous assistons à l'heure actuelle à un problème écologique.La flore, réserve de
médicaments potentiel, disparait progressivement, les écosystèmes se déséquilibrent, l'abeille,
grand pollinisateur, accumule les maladies et déserte les campagnes.Il est donc important de
connaître et de savoir respecter la biodiversité pour maintenir son équilibre.Retrouver les saveurs et
les odeurs que produit notre climat, utiliser des plantes locales pour les petits maux de la vie
courante c'est contribuer aussi à sauvegarder le patrimoine de ces connaissances ancestrales de
« bonne fame » c'est à dire de bonne renommée.



L'ART DE LA CUEILLETTE


 Les plantes aromatiques qui nous intéressent  sont des plantes du soleil bien que toutes les plantes
du soleil ne soient pas aromatiques ( le cactus par exemple).
Quand on parle de plantes aromatiques ,on entend celles qui sont riche en essence relativement quantifiable. Mais les végétaux producteurs
d'essence que l'on peut extraire par distillation sont peu nombreux.
L'essence est une sécrétion naturelle de la plante qui lui permet de se protéger contre les
agressions extérieures

. On utilise les essences d'une part dans la parfumerie mais également dans le

secteur de l'agro-alimentaire. Certaines essences qui ne se distillent pas sont extraites à l'aide de
solvants chimiques (réalisation de concrête, d'absolu), d'autres, à l'aide de graisses (l'enfleurage).
Pour l'utilisation thérapeutique il en est de même. Certaines molécules aromatiques et médicinales
qui ne se distillent pas sont extraites à l'aide d'huile végétale (macérat huileux) , à l'aide d'alcool
(teinture) ou de glycérine (macérat glycériné, spécifique au travail avec les bourgeons,

gémmothérapie).

On peut aussi utiliser ces solvants pour les plantes qui se distillent mais le résultat recherché sera
différent.
 Enfin, pour les huiles essentielles d'agrumes, on extrait leur essence par pression à froid.

 Chaque plante a un pourcentage d'essence différent.
 De règle générale, produire une huile essentielle demande une grande quantité de plantes. On
comprend alors pourquoi l'huile essentielle est un produit cher.
Pour la lavande fine par exemple,il faut 180 kg de plantes pour faire un litre d'huile. Pour le thym à
thymol il faut autour de 500kg pour faire la même quantité d'huile et pour la rose de damas qui est
l'exemple extrême il faut 2 tonnes de pétales!
Ces repères quantitatifs varient selon l'environnement dans lequel pousse la plante. Une
immortelle de basse altitude par exemple donnera plus d'huile qu'une immortelle de montagne où le
froid concentre les molécules.
Par contre, l'huile essentielle issue de la plante de montagne aura des vertus thérapeutiques plus
grandes car la plante aura plus souffert du froid ( elle aura développé une essence plus riche capable
de mieux la protéger).
Ce principe s'applique aussi aux plantes issues d'un champ cultivé ou d'un environnement
sauvage.
 L'huile essentielle de menthe poivrée par exemple sera plus puissante si la plante à été
récoltée à l'état sauvage car elle aura lutté pour survivre ce qui n'est pas le cas pour une plante cultivée o
ù les meilleures conditions sont réunies par l'homme pour permettre au végétal de s'épanouir (labour, amendement de la terre, passage d'une herse rotative pour aérer les jeunes plants,désherbage).
o.

Avant de distiller une plante il faut donc la récolter!


Prélever des plantes dans un milieu sauvage est plus fastidieux qu'en plein champ où la coupe est
mécanique. On utilise le plus souvent une faucille.
 Selon le type de plante travaillé la technique de
coupe varie.
On parle de coupe à la française (coupe frontale) coupe à l'italienne (on tourne autour de la
plante), de coupe à l'espagnole (on tourne autour de la plante mais la lame de la faucille est inclinée
selon un angle de 40°, elle glisse sur la plante pour la prélever sans jamais se redresser, l'autre main
fait une pince qui attrape les brins coupés au fur et à mesure).
La plante récoltée est ensuite stockée dans des sacs de toile de jute, conservée à l'ombre avant d'être
distillée.
Ce savoir faire qu'il est important d'acquérir quand on décide de prélever des plantes dans un
site sauvage s'est transmis de génération en génération dans les Alpes de Haute Provence jusqu'aux
années soixante. Même les agriculteurs de l'époque coupaient manuellement leurs champs.
A l'époque, un bon cueilleur pouvait atteindre jusqu'à 500kg de lavande coupés par jour. Il faut
s'imaginer la force physique et l'endurance déployées...
Aujourd'hui, avec un bon entraînement, un cueilleur sauvage peut atteindre 200kg dans la journée si
le site est généreux.
Cependant, ces techniques de coupe disparaissent et la machine remplace la
faucille pour les plantes de culture.
A l'heure actuelle le producteur professionnel d'huile essentielle choisit de cultiver une plante plutôt
que de la ramasser dans un site sauvage. D'abord car certaines plantes sont présentes en faible
quantité dans la nature (risque de disparition de l'espèce) ensuite car cela permet de mieux maitriser
les quantités et les coûts.

En effet, pour la culture de la lavande fine dans les Alpes de Haute Provence par exemple, un

champ d'un hectare produit en moyenne six tonnes de plantes. Il faut 4 heures pour le couper
mécaniquement. Si 180 kg de plantes équivaut à un litre d'huile essentielle , 6 tonnes de lavande
donnent 33.3L d'huile essentielle quand un bon coupeur manuel prélevait 500kg de lavande pour
une production de 2.7 l d'huile essentielle.
Ensuite, pour récolter une plante en vue de la distiller, il est important de prendre en compte
plusieurs facteurs. La météorologie est très importante.
Le temps doit être beau et sec. De mauvaises conditions nuisent à la qualité des plantes et leur
rendement peut-être nettement plus faible.
L'heure de la journée influe également. Il faut toujours cueillir une plante quand la rosée a disparu
et pas après quatre heures de l'après-midi (la montée d'essence est à son maximum quand le soleil
est à son apogée).
Les phases de la lune jouent également un rôle. Une cueillette
effectuée en fonction des phases propices de la lune a une influence sur la qualité de l'huile
essentielle obtenue.
L'observation de la faune est aussi un bon indicateur. Un champ ou un site sauvage où l'on rencontre
des insectes et des oiseaux locaux indique une biodiversité équilibrée, une terre préservée donc une
plante de qualité .
Enfin, il est important de savoir que pour être distillées, certaines plantes doivent passer 72

heures à l'air libre. C'est la technique du préfanage propre à la lavande fine.
La plante fraîchement coupée va être entassée sur une hauteur de 1m et sur une largeur de 80 cm.
Ces longues bandes s'appellent des cavalets. Là aussi il y a une manière de positionner les plantes
pour les faire respirer, pour ne pas qu'elles pourrissent. Cette technique permet à la plante qui est au
contact de l'air de fixer une molécule aromatique bien précise, le linalol qui donnera toute son
ampleur olfactive et thérapeutique à l'huile essentielle.
D'autres types de végétaux, les conifères en particulier, doivent être préalablement broyés avant la
distillation pour que les molécules aromatiques puissent se libérer.
Tous ces éléments préalables à la distillation sont d'une importance capitale. Travailler avec
les plantes c'est donc savoir être à l'écoute du vivant.


L'ART DE LA DISTILLATION








UN PEU D'HISTOIRE..

.
On dit que ce sont les égyptiens qui mirent au point les premières techniques de distillation
il y a plus de 6500 ans. Les premiers essais furent un peu balbutiants. On mettait les plantes à

macérer dans un dissolvant approprié. On plaçait ensuite cette macération dans un récipient de terre
chauffé, obturé par de la laine qu'il suffisait ensuite de presser soigneusement.
Ce n'est qu'au XI° siècle que l'école arabe d'Avicenne commença à préciser les règles de la

distillation en obtenant les premières huiles isolées par entrainement à la vapeur d'eau. Les croisés
rapportèrent cette connaissance en Occident.
Par la suite et malgré de vives oppositions, les alchimistes perfectionnèrent ces techniques en
inventant toutes sortes d'alambics.
Ce sont les italiens qui au XV° siècle développèrent parfumerie et cosmétique qui furent la base
d'un commerce et d'une mode qui n'ont jamais cesse d'évoluer depuis.
Du XV° au XIX° siècle, les pharmacies se remplissent de formules aromatiques.
Au début du XX°siècle, l'utilisation du parfum réservé jusque là à la royauté et à la noblesse s'étend
progressivement à la grande et à la petite bourgeoisie pour toucher enfin les couches populaires de
la société. C'est l'essor de Grasse où se rencontrent les plus grands nez du pays.
Dans les Alpes de Haute Provence, les lavandiculteurs se multiplient, la lavande fine devient l'or

bleu de la Haute Provence. Les agriculteurs s'enrichissent. Ils distillent au départ avec des alambics
ambulants puis les villages s'organisent en coopérative et se munissent d'alambics fixe où les
lavandiculteurs viennent amener leur récolte. L'huile essentielle sera ensuite vendue à Grasse.
Aujourd'hui cet essor prospère de la lavande fine a disparu. Poussé par le développement de
l'industrie chimique dans les années soixante, la culture extensive de lavandin ( hybride entre
lavande fine et lavande aspic) submerge le plateau de Valensole et toute la Provence. Les
producteurs de lavande fine sont en récession. Le lavandin a un rendement en huile essentielle
beaucoup plus important. Il est utilisé dans la fabrication de produits ménagers mais ses vertus
thérapeutiques et sa fragrance sont incomparablement moins puissantes que celles de la lavande fine

en voie de disparition aujourd'hui.
Il est bon de noter cependant que ce sont des scientifiques qui créèrent au début du
XX°siècle le mot aromathérapie et qui entreprirent une étude plus poussée de cette discipline.
Le père du terme aromathérapie fut Mr Gattefossé qui découvrit la puissance des huiles essentielles
en soignant, par hasard, sa main brûlée avec de l'huile essentielle de lavande fine.
A notre époque, cette thérapie se répand de plus en plus. Il est bon de connaître ses avantages mais
aussi ses dangers, qui sont réels sans connaissance suffisante!





LE PRINCIPE DE LA DISTILLATION A LA VAPEUR D'EAU

Tout d'abord, il est important de souligner la différence entre l'essence et l'huile essentielle.
L'essence est ce qui est sécrété naturellement par la plante. L'huile essentielle est un extrait végétal
de plante obtenu par distillation à la vapeur d'eau.
Distiller consiste à faire passer un courant de vapeur dans une cuve contenant les plantes. Sous
l'action de l'humidité et de la chaleur les poches à essence éclatent et libèrent l'essence devenue
volatile.
Au passage dans un serpentin de refroidissement baignant dans de l'eau fraîche, cette vapeur se
condense et retourne à l'état liquide. Ce mélange d'eau et d'huile essentielle est ensuite recueilli dans
un décanteur ou vase florentin qui sépare les deux éléments du fait de la non-miscibilité eau/huile.
L'huile surnage sur l'eau florale. Elle va être recueillie et mise au repos pour qu'elle se stabilise
( réajustement interne entre les différentes molécules).
L'eau de distillation appelée hydrolat ou eau florale est aussi un produit intéressant. Elle contient
1% d'huile essentielle. On l'utilise en thérapeutique douce, en cosmétique, chez les enfants, en
prévention vétérinaire et comme produit phytosanitaire.
L'alambic est donc constitué de différentes parties.
Le foyer (four à bois, allumage à gaz) sur lequel est posé la cuve remplie d'eau froide.
Sur cette cuve vient s'ajouter la colonne de plantes séparée par une grille perforée qui laisse passer
la vapeur dans la colonne.
La colonne est coiffée d'un chapiteau au sommet duquel le col de cygne vient se fixer. Ce tube
permet d'acheminer la vapeur vers le refroidisseur.
Le refroidisseur est une seconde cuve remplie d'eau froide à l'intérieur de laquelle est immergé le
serpentin par lequel la vapeur passe.
Enfin, après s'être condensée, la vapeur devenue liquide vient se déposer dans le dernier élément, le

décanteur, vase florentin ou essencier.
Pour mener à bien une distillation il faut au préalable bien tasser les plantes dans la cuve
pour que la vapeur passe à travers toutes les plantes et entraîne avec elle les molécules aromatiques.
Si les plantes sont mal tassées, la vapeur ne passe pas uniformément à travers elles. L'huile
essentielle obtenue sera moins riche en principes actifs et le rendement sera nettement plus faible.
Le temps de distillation est variable mais n'est jamais inférieur à une heure. On dit
qu'apparait la tête puis le tronc et enfin la queue de l'huile essentielle. Il faut poursuivre la
distillation aussi longtemps que coule l'huile dans le vase florentin pour que la totalité des
composants aromatiques soit présente (les molécules légères sortent avant les molécules plus
lourdes).
Ensuite, pendant que l'on distille, la température et la pression contenues dans l'alambic
doivent être les plus faibles possible (environ 100° pour une pression variable de 100 à 280
millibars pour les alambics professionnels).
Si la pression est trop élevée la vapeur va détruire les molécules,ce qui influe majoritairement sur la
qualité de l'huile essentielle.
Cependant, si la pression est trop faible, la vapeur va redescendre dans les plantes au lieu de
s'acheminer vers le col de cygne. Au final, nous obtiendrons beaucoup moins d'huile essentielle
mais un hydrolat plus chargé en molécules aromatiques.
De plus, quand on distille comme moi au feu de bois, il faut veiller à la régularité de la flamme.
Si le feu n'est pas alimenté de manière constante, l'eau ne se transforme pas uniformément en
vapeur, ce qui influe directement sur les molécules.
Il est donc nécessaire pour une bonne distillation de savoir utiliser et équilibrer la chaleur et
la pression au sein de l'alambic.
Parallèlement, nous nous trouvons en face du phénomène de solve et coagula à savoir, la
dispersion et la condensation.
La substance aromatique est en état de coagula au sein du végétal qui la renferme. Lors de la
dispersion de la molécule aromatique générée par l'entraînement à la vapeur d'eau et à la chaleur,
l'essence connait un état relativement identique à celui du parfum qui se répand hors de la plante
sous l'action du soleil.
L'essence est en état de solve.
Enfin, l'eau vaporisée refait de nouveau coagula en traversant le refroidisseur obligeant l'essence,
par une condensation progressive, à passer de l'état gazeux à l'état liquide; l'huile essentielle.
La distillation permet donc de passer de l'état coagula, essence de la plante, à l'état solve, essence
éthérée, à un nouveau coagula mais purifié; l'huile essentielle.
Distiller est un savoir faire ancestral, subtil mélange de maîtrise technique, de connaissance
du terroir et des plantes, d'observation et de respect de la nature.


ANALYSER LA QUALITE D'UNE HUILE ESSENTIELLE

Une huile essentielle de bonne qualité est un équilibre subtil entre ses composés chimiques, son odeur et son taux vibratoire.

Pour connaitre les composés biochimiques d'une huile,on réalise une chromatographie.
Cette technique mise en place dans un laboratoire spécialisé permet de connaître le profil chimique
d'une huile essentielle c'est à dire les composants biochimiques qui la constituent. Elle permet en

outre de savoir si ces molécules s'équilibrent entre elles ou si certaines dominent.
Cette méthode va spécifier le produit, préciser son application thérapeutique.
Prenons l'exemple du romarin officinal.
Ces principaux constituants sont le 1.8 cinéole ( oxyde) et le bornéone (cétone).
Mais cette composition varie selon le lieu de cueillette. Au Maroc, le 1.8 cinéole prédomine.
En Provence, en Corse et en Espagne il y a toujours du 1.8 cinéole mais aussi un ester, l'acétate de
bornyle et un cétone, la verbénone.
En Languedoc, le romarin contient toujours du 1.8 cinéole mais aussi du camphre.
Cette différence biochimique se répercute sur l'application thérapeutique.
Le romarin est réputé régulateur des fonctions hépato-biliaires. Pourtant, celui qui contient une forte
proportion de camphre est hépato-toxique.
On comprend mieux maintenant pourquoi il est nécessaire tant pour le producteur que pour
le consommateur que soit établie une analyse chromatographique qui nous renseigne sur le
chémotype d'une huile essentielle.
L'odeur de l'huile joue aussi un rôle trés important.Plus l'arôme de l'huile est fin et complexe plus la distillation a été menée dans de bonnes conditions et plus l'huile possède un pouvoir de guérison important au niveau émotionnel ( l'olfactothérapie utilise le pouvoir des odeurs pour travailler sur les émotions et sur la mémoire corporelle).
Enfin, la qualité d'une huile varie aussi en fonction de la disponibilité intérieure de la personne qui cueille la plante et qui la distille.Je considère la plante non comme un objet mais comme un être vivant à part entière.avec qui je suis en interaction.Chaque cueillette et chaque distillation est comme une rencontre avec la plante,comme une invitation au voyage dans le respect,la gratitude , l'attention et l'amour..Cela crée une interférence électromagnétique favorable à l'utilisation thérapeutique future de l'huile essentielle. Il a été démontré scientifiquement qu'à l'instar des êtres humains, les plantes et les huiles essentielles ont la particularité d'émettre un rayonnement électromagnétique dont la longueur d'onde varie en fonction des molécules contenues. Ces molécules vont recharger les organes en leur apportant des électrons c'est ce qu'on appelle l'aromathérapie vibratoire.Il y a donc échange électrique entre la plante et l'humain qui la cueille. Le taux vibratoire d'une huile est analysé au pendule.


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